BRETAGNE

Le droit à l’identité 

Dans le cadre de sa visite dans le Finistère le 11 janvier 2007, François BAYROU a rencontré les représentants des différentes associations culturelles bretonnes. « Le droit à l’identité, personne ne peut vous en priver. C’est un droit élémentaire de la personne humaine » leur a t-il affirmé. 

Il a rappelé sa volonté de voir la France ratifier la charte européenne des langues régionales et minoritaires, et il a proposé deux axes de défense des langues régionales, « langues de France »- l’enseignement, en particulier, par immersion 

- les médias Sur le plan institutionnel, François BAYROU a apporté son soutien à la réunification de la Bretagne, tout comme à celle de la Normandie, la solution démocratique résidant dans la consultation de la population (ce que la Constitution autorise depuis 2003). Bretons et Normands disposeraient ainsi de leur région dans leurs limites historiques à l’instar des Lorrains, des Alsaciens et des Bourguignons. 

 Enfin, François BAYROU a exprimé sa volonté de renforcer l’entité régionale en proposant de rapprocher le fonctionnement des conseils généraux et régionaux et en décentralisant certaines compétences touchant par exemple à la gestion des universités. « Il faut retrouver l’équilibre entre les centres de décisions pléthoriques parisiens et les centres de décisions régionaux ». 

Langues régionales : 

François Bayrou ministre a pris la circulaire du 7 avril 1995, qui régit actuellement l’enseignement des langues et cultures régionales en France ; elle appelait à généraliser la découverte de la langue et de la culture régionale dans chaque classe. A l’Assemblée nationale, il est maintes fois intervenu pour défendre les langues régionales.

 » Les langues régionales ont une tradition, une syntaxe, une longue histoire. Lorsqu’on n’évolue pas dans une communauté où ces langues sont parlées, lorsqu’on ne les pratique pas on a l’impression qu’il s’agit de survivances. Or, elles sont au contraire au coeur de notre identité.

La défense du français n’est pas contradictoire avec la défense des langues de France, avec la défense de la diversité culturelle de notre patrimoine que chacune des langues régionales constitue ! Alors que nous nous battons pour la diversité culturelle, devrions-nous pas considérer que parce qu’une langue est minoritaire, elle est moins digne d’intérêt ? Ces langues sont victimes d’un ostracisme. Si nous laissons faire, un jour le français sera lui aussi ostracisé, car c’est une langue minoritaire en Europe et dans le monde.

Les langues régionales sont en danger de mort. Pour certaines, c’est une question d’années. La loi doit imposer, non seulement le respect de ces langues, mais leur défense : le respect ne suffit plus ! Nous avons besoin de fonder une politique positive. L’inscription dans la loi de la défense de ces langues induira une décision politique de première importance : la signature par la France de la Charte des langues régionales ou minoritaires.

Il s’agit de défendre un droit. En tant que citoyens français, nous avons tous le droit de pratiquer les langues qui nous ont faits ce que nous sommes.



4 commentaires

  1. C.Ollivro 15 mars

    C’est donc le moment de venir signer la pétition sur :
    http://www.langues-regionales.org

    Cordialement,

  2. C.chisame 19 mars

    pourquoi vouloir etre différent ?
    pourquoi pas une langue pour tous ?
    je ne comprends pas pourquoi la langue régionale est si importante..
    pour moi ce serait plus une barrière…

  3. Ronan 26 mars

    oui à la diversité, non à l’uniformité.

    la diversite des langues, régionales ou non, participe de cette richesse.

    la maîtrise de plusieurs langues est synonyme d’ouverture au contraire.

  4. MONIN therese 4 mai

    Allez-vousvraiment faire ça ?

    Alors, vous allez vraiment faire ça ?
    Vous les plus purs que d’autres, les plus intelligents que d’autres, vous les plus subtils, vous les cohérents, vous les fins stratèges, vous allez faire ça ? Vous, les à qui on ne la fait plus, les durs du cuir, vous allez vraiment, en ne votant pas pour elle, voter pour lui?
    Vous allez vraiment faire ça ? Vous allez le faire ?
    Vous, les vrais de vrais de la gauche vraie, vous allez faire ça ? Pour cinq ans ! Pour cinq ans, peut-être dix, vous allez faire ça ?
    Vous, les toujours déçus de tout, vous les amers, les indécis décidés, les lave plus blancs que blanc vous allez faire ça ?
    Mais pourquoi ? Parce que quoi ? Parce que jupe ? Parce que  talons hauts? Parce que voix ? Parce que sourire, cheveux, boucles d’oreilles? Parce que vraie ?
    Il n’y a rien qui vous aille dans son programme à elle, rien ? Pas cinquante propositions sur les cent ? Pas vingt ?  Pas dix ? Pas une ? Vraiment, rien du tout ?
    Trop de quoi ? Pas assez de quoi?
    Pas assez à gauche ? On voudrait, quitte à tout perdre, une campagne à gauche toute ?
    Mais même l’extrême gauche, cette fois-ci, au deuxième tour ne joue plus à ce jeu-là. Peu importe, vous, vous allez y jouer ?
    Le résultat du 21 avril 2002 ne suffit pas ? Non. On le refait en 2007, mais en mieux. Pas au premier tour, non, carrément au deuxième. C’est plus chic.

    Que ceux qui ressemblent à Nicolas Sarkozy, ou qui croient qu’il leur ressemble, que ceux-là votent pour lui, quoi de plus normal. Que ceux qui lui font sincèrement confiance pour améliorer leurs dures vies, que ceux-là l’acclament et votent pour lui, quoi de plus normal. C’est même estimable.
    Que les grands patrons votent Nicolas Sarkozy, pas tous d’ailleurs, loin s’en faut, non, mais par exemple les grands patrons de presse, qu’on a vu si nombreux, si heureux, à Bercy dimanche, qu’ils votent pour leur copain, qui va vraiment améliorer leurs belles vies, c’est moins estimable, mais quoi de plus normal?

    Mais vous, une respiration possible, un air nouveau, un espace de travail politique, une chance espiègle, ça ne vous dit rien ? Vraiment rien? Mais qu’est-ce qui vous fait si peur ?
    Les Italiens ont enfin chassé Berlusconi, les Espagnols, après une grande douleur révélatrice, se sont débarrassés  d’Aznar, et voilà que nous, à quelques milliers de voix près, nous allons repasser le plat de la droite dure ? 

    Il y a un pari à prendre contre une certitude sombre, et vous ne pariez pas ?
    Quels désirs obscurs allez-vous satisfaire ? De qui donc, de quoi êtes-vous secrètement solidaires. Ce ne peut-être que du bien de ceux qui ont besoin, vitalement, de mieux être. Vitalement. Maintenant.
    Supporterez-vous dimanche soir d’apprendre  qu’il a manqué une voix ? Une seule. La vôtre.
    Je vous en supplie.

    • Ariane Mnouchkine •

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