Entre l’UDF et l’UMP, il n’existe plus de lien 

La sensibilité centriste s’incarne aujourd’hui plus que jamais dans un projet et une démarche originale. Elle ne saurait par conséquent résulter d’un simple «rabotage» des programmes aujourd’hui défendus par les appareils de droite ou de gauche. Les 7 millions de français qui ont suivi François Bayrou ont contribué à l’affirmation de cette « troisième force » autant centriste que centrale, équidistante et indépendante des candidats du PS et de l’UMP.

Par conséquent, les connexions alléguées par certains parlementaires UMP entre les électeurs de François BAYROU et ceux de Nicolas SARKOZY n’engagent que leurs auteurs. Tenter de surfer sur la « vague orange » comme le font ces responsables qui prétendent « qu ‘il n’y a pas de divergence fondamentale » et « qu’il existe des liens étroits avec l’UDF» (OF jeudi 26/04) ne peut conduire qu’à la confusion. Soit ils se trompent « sincèrement » (mais lourdement), soit ils cherchent à tromper les électeurs qui se reconnaissent dans la démarche de François BAYROU et de l’UDF pour les attirer à eux. En rejoignant l’UMP au moment de sa création, ces anciens cadres et parlementaires de l’UDF d’Ille et Vilaine ont tourné le dos aux valeurs du centre aujourd’hui défendu et incarné par François BAYROU.

A une époque où les archaïsmes et les pesanteurs de l’appareil socialiste interdisaient toute convergence vers lui, le centre a noué de fait une alliance objective avec la droite. Il ne saurait en être désormais question de manière automatique. C’est sur cette ligne très claire que 7 millions d’électeurs ont apporté leur confiance à François BAYROU. En appelant mercredi chacun d’entre eux à se prononcer « en conscience » et selon sa sensibilité, François BAYROU a ainsi montré qu’il n’y avait plus de capillarité « naturelle » entre le centre et aucun autre parti politique.

L’UDF 35 demande par conséquent à ces élus de l’UMP 35, pour chacune des échéances électorales auxquelles ils doivent faire face, d’assumer leur choix et de ne pas s’approprier le choix que feront les électeurs de l’UDF, alors même qu’il ne leur a été donné aucune consigne de vote. Les enquêtes montrent du reste que les intentions de report sont très contrastées, se répartissant entre Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et le vote blanc.

Philippe NOGRIX
Sénateur de l’Ille-et-Vilaine
Président de l’UDF Ille-et-Vilaine



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