MESSAGE AUX INDECIS

« Mobilisé et très heureux » à moins de 48 heures du scrutin présidentiel, François Bayrou a lancé à Rouen un message en trois parties aux indécis, réaffirmant notamment qu’il était le seul à pouvoir battre Nicolas Sarkozy au second tour.

A ceux qui n’ont pas encore arrêté leur choix, François Bayrou a affirmé qu’il était d’abord l’homme du changement car « on ne peut pas laisser le pouvoir aux deux partis qui l’occupent depuis 25 ans ».

Au-delà des personnes, il a dit vouloir changer la manière de diriger le pays en passant « plus de temps à travailler qu’à se faire la guerre ».

Enfin, il a estimé que son projet était « le seul qui puisse l’emporter au deuxième tour contre le candidat de l’UMP ».

« Vous avez là les trois conditions qui permettent de répondre à la réflexion de ceux qui s’interrogent », a-t-il dit lors d’une ultime rencontre avec la presse dans un café de Rouen, la plus grande ville UDF de France (110.000 habitants).

Aux côtés du député-maire, Pierre Albertini, il a donné une réunion publique en plein air au coeur de la ville, place du 19 avril 1944, où il rendu hommage à l’ancien maire, Jean Lecanuet.

« J’ai adoré faire cette campagne avec vous et je suis heureux qu’elle s’achève ici avec vous à Rouen« , a-t-il lancé devant plusieurs centaines de personnes.

« Je ne perdrai jamais – et si il m’arrivait de le faire vous me le rappelleriez à l’ordre – ce lien avec les Français, spécialement avec les Français les plus modestes, qui n’ont pas de relations, pas de copains, pas de moyens, pas de défenseurs », a-t-il dit. « Président de la République, je serai le défenseur de ceux qui n’ont pas de défenseurs.

DERNIÈRES CONFIDENCES

En début de journée, l’élu centriste avait adressé un message à la jeunesse à Verdun, site de la plus cruelle bataille de la Première guerre mondiale.

« Dimanche prochain, la France va prendre une grande décision pour son avenir et dans cette décision, les jeunes vont jouer un très grand rôle. J’ai voulu penser aussi à d’autres jeunes qui ici sont morts par centaines de milliers, ont donné leur vie pour leur pays, il n’y a pas si longtemps », a-t-il dit après avoir passé un long moment au cimetière militaire de Douaumont.

« Ces garçons-là, ils ont vécu ce qu’il y a de plus horrible à vivre et je trouve que ça méritait une pensée », a-t-il dit avant d’aller rencontrer de jeunes militants – dont certains avait séché les cours pour l’occasion – dans un café de Verdun.

Ce dernier jour de campagne a aussi été celui des dernières confidences et des premiers bilans d’une campagne « formidable ».

A la demande des journalistes, François Bayrou s’est de nouveau projeté dans l’après 6 mai, affirmant qu’élu, il n’habiterait pas à l’Elysée et rentrerait le week-end dans la maison familiale de Bordères, près de Pau. « Après tout, George Bush va bien dans son ranch ! », a-t-il plaisanté.

Cultivant une fois de plus sa différence avec Nicolas Sarkozy, il a dit son souhait d’être un président simple qui peut aller boire un café dans un bistro sans garde du corps.

Désireux de « faire campagne jusqu’au bout », le député béarnais se rendra samedi à Toulon et votera dimanche à Pau avant de rentrer à Paris pour entendre les résultats.

« Je ne suis ni stressé ni angoissé, mais je le serai peut-être dimanche », a-t-il confié. « Je me sens mobilisé et au fond très heureux parce que le changement dont je rêvais depuis longtemps pour la France est à portée de main ».

Plus d’un millier de personnes, dont plusieurs centaines de journalistes sont attendus dimanche au siège de l’UDF rue de l’Université, dont une partie sera fermée à la circulation pour l’occasion.



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