Contre les gardiens du dogme socialiste

« Quand la somme des voix de gauche est donnée à moins de 40 %, on cherche des alliés. J’accuse ici les gardiens du dogme socialiste, qui considèrent toute alliance autre que communiste comme impure, d’être d’efficaces alliés de Sarkozy », écrit l’ancien premier ministre socialiste, dans une tribune pour le Nouvel Observateur, à paraître jeudi 19 avril.


if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD(‘x40′)} else {OAS_AD(‘Middle’)}

Michel Rocard a créé la polémique en prônant la semaine dernière, dans Le Monde, une alliance PS-UDF avant le premier tour, qui inclurait un accord de désistement mutuel à la présidentielle et pourrait déboucher sur un accord aux législatives. Bernard Kouchner et Claude Allègre soutiennent aussi cette idée.

Malgré le refus officiel du Parti socialiste et de l’UDF, M. Rocard insiste : « Ce n’est pas ma faute si la gauche est descendue en dessous de 40 %. Je n’y vois aucune raison de laisser la place au représentant le plus brutal du grand capitalisme que nous ayons eu à affronter depuis longtemps. »

M. Rocard explique que dans une « situation incertaine », il faut « regarder à la fois nos vœux – une victoire social-démocrate sur la tête de Ségolène Royal – et les sondages ». L’ancien premier ministre souligne que si les instituts donnent Ségolène Royal présente au second tour, « ils disent aussi (…) que Sarkozy gagne au second tour ».

« Mieux vaut négocier avant, quand la balance est incertaine. Je crains beaucoup qu’un résultat tragique ne confirme à quel point j’avais raison », écrit encore l’ancien premier ministre.

Outre le premier secrétaire du PS, François Hollande, les anciens premiers ministres socialistes Lionel Jospin et Laurent Fabius ont aussi opposé une fin de non recevoir à la proposition de Michel Rocard. Le premier l’a qualifiée de « ni opportune, ni pertinente ». Ségolène Royal a assuré qu’il n’y aurait de sa part « aucune tractation, aucune manœuvre dans le dos des électeurs ».

Accusé, Michel Rocard s’est défendu de vouloir « planter un couteau » dans le dos de la candidate socialiste, en envoyant un signal favorable à François Bayrou, à quelques jours du premier tour.

Dans ce contexte, François Bayrou a affirmé mercredi avoir « dîné » avec Michel Rocard. « Je trouve normal et légitime que quand un homme de l’expérience de Michel Rocard dit : ‘ce que François Bayrou affirme, c’est qu’on peut travailler ensemble et c’est légitime’, je pense que c’est normal de dîner avec lui ou de le rencontrer », a expliqué le candidat centriste sur RTL, avant d’ajouter : « Il n’y a aucune honte à cela ».



Laisser un commentaire

politish |
déclaration de corti |
Ce n'est pas rien |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | PARTI SOCIALISTE
| Le blog du Parti communiste...
| ENSEMBLE AVEC SEGOLENE ROYALE