Déverrouiller la France 

Il l’a confirmé au micro de Jean-Michel Aphatie sur RTL. S’il accède à l’Elysée, François Bayrou nommera plutôt un « Premier ministre de centre gauche ». Selon lui, il n’y a pas de différence majeure entre Dominique Strauss-Kahn et Jean-Louis Borloo. Le candidat centriste a confié avoir dîné avec le socialiste Michel Rocard, lequel réitère sa demande d’une alliance entre le PS et l’UDF avant le premier tour.


François Bayrou a inauguré mercredi (18 avril) matin la série des trois interviews menées à 7h50 par Jean-Michel Aphatie. A cette occasion, le candidat de l’UDF a réitéré ses propos livrés dans le « Parisien/Aujourd’hui en France » du jour. S’il est élu à l’Elysée, son choix se portera « plutôt vers un Premier ministre de centre gauche ».

Petite confidence : le leader centriste a confié avoir « dîné » avec Michel Rocard. « Je trouve normal et légitime que quand un homme de son expérience dit : ‘ce que François Bayrou affirme, c’est qu’on peut travailler ensemble et c’est légitime’, je pense que c’est normal de dîner avec lui ou de le rencontrer », a-t-il expliqué, avant d’ajouter : « Il  n’y a aucune honte à cela ». Il a fait valoir que « les problèmes de la France (…) sont assez lourds pour qu’on soit capable de dire ‘on va essayer de joindre nos forces pour les régler’ ». Sa mission : « déverrouiller la France ».

Une révélation alors que l’ancien Premier ministre socialiste persite et signe. Après l’avoir fait dans « Le Monde » la semaine dernière, Michel Rocard plaide à nouveau pour une alliance avant le premier tour entre le PS et l’UDF pour battre Nicolas Sarkozy. C’est à lire dans le « Nouvel Observateur » de cette semaine.Sur le plan des propositions, François Bayrou s’est prononcé sur RTL contre une augmentation brutale du salaire minimum. « On a concentré toutes les aides sur le Smic depuis les années, ça a smicardisé la société française », a-t-il estimé. Critique ouverte à la proposition de Ségolène Royal de faire passer le salaire minimum à 1.500 euros par mois d’ici la fin du prochain quinquennat.

Sa solution ? « Je préfère élargir les aides (…) de manière qu’on puisse faire bouger les personnes qui sont dans l’échelle des salaires et que ceux qui sont au smic puissent aspirer à un Smic plus élevé ».

Autre annonce du candidat centriste : la mise en place d’un contrat à durée indéterminée universel à droits progressifs, assorti d’une période d’essai de trois mois, afin de laisser le temps « à l’entreprise et aux salariés de se faire une idée l’un de l’autre. S’il est élu, il a dit vouloir laisser aux partenaires sociaux le soin de négocier sur cette question.



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