François Sauvadet : Vers un changement de société

François Sauvadet était l’invité du Club Europe 1 France 2007 en compagnie de onze autres personnes. Il est revenu sur le succès du meeting parisien de François Bayrou, la difficulté et la beauté du combat : se frayer un chemin entre deux formations politiques qui souhaitent rester dans leurs vieux schémas, la volonté de rassemblement de François Bayrou, qui fait de l’éducation et de la dette les priorités de sa mandature s’il parvenait à être élu président de la république le 6 mai prochain.

François Sauvadet a rappelé que la manifestation du Zénith de Paris avait réuni pas loin de 13.000 personnes dans la salle et en dehors. Un succès considérable dont il se réjouit. Il a été frappé par le nombre de jeunes présents dans l’enceinte, la diversité des visages, des origines. L’attention pendant le discours de plus d’une heure et quarante-cinq minutes de François Bayrou était très forte. Il n’y a pas eu de réactions hostiles à l’énoncé de certains noms. Les personnes présentes avaient compris l’enjeu qui est de redresser la France et non plus de se jeter des injures à la figure.

Le député de la quatrième circonscription de Côte d’Or reconnaît que le combat jusqu’à l’élection présidentielle sera difficile. Depuis vingt-cinq ans, les mêmes partis se partagent le pouvoir avec des résultats catastrophiques. Aujourd’hui l’irruption de François Bayrou dans le jeu politique traditionnel bouscule tous les pronostics. C’est un candidat républicain qui a sa chance de figurer au deuxième tour du processus électoral. Au deuxième tour, il aurait, selon François Sauvadet, de fortes chances de gagner. Cela, les appareils politiques ne l’avaient pas planifié. Monsieur Guéant, directeur de la campagne de Nicolas Sarkozy, l’a même reconnu : nous n’avions pas prévu, à l’UMP, cette brusque poussée du vote François Bayrou, se réjouit François Sauvadet.

François Bayrou propose aujourd’hui aux Français, et c’est ce qu’il a encore redit au Zénith, de se rassembler. Il souhaite ardemment réunir les bonnes volontés de tous les camps pour parvenir à un consensus sur les grandes lignes des réformes nécessaires à mener pour relever la France de la crise qu’elle traverse. François Bayrou recherche l’intérêt général avant les petits intérêts particuliers. C’est ainsi que cet appel qu’il lance s’adresse à toutes les bonnes volontés, qu’elles soient issues de la gauche moderne, de ma droite modérée ou du centre. Rejoindront cette nouvelle formation ceux et celles qui le souhaiteront, avec un esprit d’ouverture.

Le porte-parole de François Bayrou insiste sur le fait qu’aujourd’hui, les idéologies ont disparu. Le Mur de Berlin est tombé en 1989. Il semble, ajoute-t-il, que certains ne s’en soient pas encore aperçus. Les blocs monolithiques, ceux qui ont verrouillé toutes les structures de la vie politique française, sont aujourd’hui, et bien encore plus demain, au bord de l’implosion. François Bayrou sera la mèche qui mettra le feu aux poudres. Si l’on s’attarde à observer attentivement les majorités que pourraient réunir l’UMP et le PS lors des élections législatives qui suivront l’élection présidentielle, on réalise parfaitement que, réunissant à peine plus de vingt à vingt-cinq pour cent des voix au premier tour, un candidat qui viendrait à gagner avec son seul camp serait incapable d’obtenir une majorité absolue à l’Assemblée nationale, comme Chirac en 1995. Seul François Bayrou, avec sa proposition d’ouverture, est capable d’accomplir cette tâche.

Les Français auront le choix : soit un changement de reconduction, avec Nicolas Sarkozy, soit, une Ségolène Royal qui s’échappe puis revient puis repart du PS au gré de ses humeurs, soit une page de l’Histoire politique de notre pays qui se tourne avec l’élection de François Bayrou. François Bayrou qui s’est fixé des objectifs précis. Le premier d’entre eux, c’est la réduction de la dette qui pèse sur les épaules de nos enfants et petits-enfants tout au long de leur vie. François Sauvadet rappelle que le simple remboursement de cette dette coûte aux citoyens français l’équivalent de l’impôt sur le revenu par année ou de l’impôt sur les sociétés.

François Bayrou souhaite également, il en fait une priorité absolue, redonner à l’Education nation nationale les moyens qu’on lui rogne depuis plus de vingt ans. Il s’en fait une obligation. Passer un contrat avec l’école, des moyens pour de la réussite. Un enfant ne pourra plus entrer en sixième s’il ne sait pas lire, écrire et compter. L’accès à la culture devra être démocratisé. Certes, François Bayrou reconnaît qu’il n’a pas de baguette magique, il a bien insisté sur ce point lors de son discours au Zénith. Mais il a la volonté de changer les choses. Contrairement à l’UMP et au PS qui restent dans leurs vieux schémas préhistoriques. François Bayrou reprend à son compte les expressions de John Kennedy et Jacques Chaban-Delmas. Ca ne lui va pas si mal, conclut François Sauvadet.

Europe 1



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