Jean-Louis Borloo invité à rejoindre François Bayrou

Dans un appel qui devait être rendu public vendredi 16 mars, un millier d’adhérents et de responsables du Parti radical invitent son coprésident, Jean-Louis Borloo, à « rejoindre François Bayrou ».

« Certes, nous appartenons à une famille politique associée à l’UMP sous les auspices de Nicolas Sarkozy, qui préfère tendre la main à l’extrême droite et délaisser les humanistes, écrivent-ils. Il ne doit pas y avoir d’hésitation à choisir entre la fidélité à notre famille politique et l’attachement à notre famille de valeurs. »

Devant plus de 4 000 personnes, jeudi 15 mars, à Nice, François Bayrou a une nouvelle fois appelé au « rassemblement des forces démocratiques » pour le « redressement de la République ». Répondant auparavant aux questions de la presse, il avait réaffirmé ne pas vouloir se livrer aux « débauchages » : « Les gens qui me rejoignent le font de leur propre volonté. Je n’ai pas de comité de soutien et je n’en veux pas. Je ne veux pas changer », a souligné le candidat centriste. A ceux qui, au PS, ont invité M. Bayrou à lever l‘ »ambiguïté » en soutenant le pacte présidentiel de Ségolène Royal, il a rétorqué : « Je ne veux pas changer de camp, je veux changer les camps. »

Toutefois, pour ce déplacement, le candidat UDF avait amené avec lui une nouvelle « recrue » : la présidente du mouvement Cap 21, Corinne Lepage, qui, faute d’avoir recueilli suffisamment de parrainages, a dû jeter l’éponge. « Je souhaite, à tes côtés, défendre une écologie positive », a déclaré l’ex-candidate, rendant hommage à M. Bayrou pour avoir « su résister ».

Un thème de la « résistance » dont le candidat s’est emparé. Se présentant comme la cible d‘ »un tir de barrage incessant », il a lancé : « J’ai besoin de vous, pour que nous puissions faire bouger ces montagnes que nous avons décidé de faire bouger. » « La mission première d’un président de la République est de faire vivre les Français ensemble, au lieu de les opposer », s’est élevé M. Bayrou, qui a dénoncé les « clins d’oeil » et la « perversion des valeurs républicaines ». Une mise en garde dont chacun a compris qu’elle visait Nicolas Sarkozy et sa récente proposition de créer « un ministère de l’immigration et de l’identité nationale ».



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