Le sens de l’Ouverture

S’il est élu président de la République, François Bayrou parlera « avec qui voudra » et se dit certain d’être rejoint par des membres du Parti socialiste.

« Je ne me prêterai à aucune manoeuvre. Je parlerai avec qui voudra, mais je ne changerai pas de ligne », affirme le candidat de l’UDF dans la course à l’Elysée dans un entretien à paraître jeudi dans Le Nouvel Observateur.

Le leader centriste, pourfendeur du clivage droite-gauche traditionnel en France et partisan d’un gouvernement d’union nationale, se dit certain que son arrivée à l’Elysée provoquera « des remises en question » au Parti socialiste et à l’UMP.

« Je crois profondément que les sociaux-démocrates vont se révéler à l’occasion de cette élection. Ils en ont ras-le-bol de la manière dont le PS fonctionne », assure François Bayrou, qui ajoute n’avoir « aucun doute » sur le fait que des socialistes « viendront dans la majorité nouvelle ».

Le député béarnais lance au passage un message au socialiste Dominique Strauss-Kahn, qui a pourtant d’ores et déjà refusé de participer, le cas échéant, à son équipe gouvernementale.

« Qu’il s’émancipe de ce qu’il y a de dépassé dans son camp autant que je me suis émancipé de l’UMP, et on pourra parler… sans difficulté », dit-il à propos de l’ancien ministre de l’Economie, qui fait partie de l’équipe du « pacte présidentiel » de Ségolène Royal.

A la question de savoir s’il gérerait la France comme il a géré le ministère de l’Education, qu’il dirigea de 1993 à 1997, François Bayrou répond : « Oui, je serai un président réformateur ».

Il revient par ailleurs sur ses ambitions élyséennes et raconte qu’il a longtemps « passionnément eu l’envie de servir quelqu’un, d’aider un de (s)es aînés à devenir président ».

« Aussi étrange que cela puisse paraître aujourd’hui en raison de son engagement derrière Sarkozy, j’ai longtemps rêvé que Simone Veil soit la première présidente de la République française », dit-il.

L’ancienne ministre centriste a apporté publiquement son soutien au candidat de l’UMP la semaine dernière et critiqué François Bayrou, qui ne représente selon elle « que lui-même ».

En cas de second tour contre Ségolène Royal, François Bayrou repousse l’idée avancée par les journalistes du Nouvel Observateur de faire alliance avec Nicolas Sarkozy.

« Je n’ai pas du tout l’intention de retomber dans les vieux schémas », dit le président de l’UDF, qui affirmait dimanche dernier qu’un affrontement entre lui-même et le candidat de l’UMP au deuxième tour « aurait du sens ».



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