12 février
L’éducation au centre de la préoccupation républicaine
Invité sur le plateau des « 4 vérités » de Télématin sur France 2, Jean-Marie Cavada, a pu évoquer l’incohérence du programme de Ségolène Royal, qui entraînera une augmentation du déficit budgétaire déjà très élevé. Il a également évoqué les raisons de son soutien à François Bayrou, seul candidat capable de répondre aux difficultés actuelles du pays.
Jean-Marie Cavada a noté que les propositions de la candidate PS à l ’élection présidentielle, ressemblaient « furieusement aux 110 propositions du candidat Mitterrand de 1981, pas le candidat bonifié de 1988, mais bien celui de 1981″. Même s’il y a la forme, une candidate pleine de bonne volonté, retient-il, il reste le fond : « le petit-chaperon rouge navigant parmi le troupeau d’éléphants », qui lui ont imposé ce programme.
Le résultat, si on l’appliquait, serait catastrophique : 80 milliards de déficit au mieux, 110 milliards en étant moins optimiste. Comme le propose François Bayrou, le député européen a confirmé qu’il fallait inscrire dans la Constitution l’interdiction de voter un budget en déficit de fonctionnement – non pas en déficit d’investissement qui est une dette d’avenir – afin d’éviter que les jeunes générations sacrifient 70% de leur revenu au remboursement de la dette.
L’accent doit être mis sur l’augmentation du pouvoir d’achat, comme l’a d’ailleurs dit Ségolène Royal lors de l’annonce de son programme. Mais cette augmentation doit profiter aux classes moyennes et pas uniquement aux classes populaires, ce qui semble être éludé par la candidate PS. La fiscalité à leur encontre pourrait encore faire des dégâts.
La « fonction éducative doit être au centre de la préoccupation républicaine ». A ce propos, Jean-marie Cavada souligne que l’on doit arrêter de calomnier le travail des enseignants, et il s’appuie sur sa propre expérience pour défendre ce métier, qui demande de l’écoute, de l’attention.
Lorsqu’est évoquée la ressemblance évidente entre « pacte républicain » et le « pacte présidentiel » des candidats de droite et de gauche, le député européen a affirmé que « cela se jouait dans la communication ». Tout cela lui semble inquiétant et confirme qu’un parti ne pourra pas « s’en sortir seul, il faut vraiment un gouvernement d’union nationale ». Et le seul qui est capable de sortir la France de ses difficultés, et de faire de la politique autrement qu ’en ayant en permanence « le nez sur les sondages et sur la prochaines élections », c’est François Bayrou. Pour l’ancien journaliste, grand observateur de la vie politique, il n’ y a pas d’autre candidat que « celui qui apporte les meilleurs réponses aux questions que[il] je me posais déjà », depuis de nombreuses années. Et pourquoi faire confiance aux photocopies, qui sont apparues récemment, lorsque nous avons l’original.




